Sans permis, sans complexe
Le 16/08/2010
Le nombre de personnes qui conduiraient sans permis avoisinerait les 300 000 automobilistes. Une tendance qui ne semble pas baisser. Pire, plus d'un quart des jeunes seraient prêts à rouler sans…
Le nombre de personnes conduisant sans permis de conduire semble ne pas être en baisse. Pire, conduire sans permis, un délit grave au regard du code de la route - 15 000 € d'amende, immobilisation ou confiscation du véhicule, un an de prison possibles - semble être entré dans les mœurs comme un comportement finalement pas si grave que cela ou en tout cas à considérer avec indulgence… Et la tendance ne semble pas près de s'inverser.
Pour preuve le dernier sondage CSA « Les jeunes et la sécurité routière » réalisé fin juillet pour le compte du constructeur automobile Volvo. L'inventeur de la ceinture de sécurité trois points voulait savoir comment les jeunes de 15 à 24 ans abordaient leur comportement de conducteurs sur la route. Les résultats sont autant édifiants que paradoxaux.
À la question « Imaginons que votre permis de conduire soit suspendu ou annulé. Diriez-vous qu'il est possible que vous soyez malgré tout amené à conduire votre véhicule », 27 % des personnes interrogées répondent oui, dont 14 % « oui, certainement. » Des réponses données tout naturellement, même si 21 % des personnes interrogées estiment que la conduite sans permis est l'une des plus importantes causes de risque d'accident.
Cette relation entre conduite sans permis et risque d'accident est toutefois à relativiser.
L'observatoire national interministériel de sécurité routière (ONISR) s'était penché il y a quelques années sur l'implication des conducteurs sans permis dans l'insécurité routière. Reconnaissant qu'« aucune statistique ne permet de connaître le nombre exact de ce type de conducteurs », les spécialistes, avaient planché sur le sujet à partir des procès-verbaux dressés à la suite d'infractions, de contrôles routiers et d'accidents de la route et de données du fichier des accidents corporels.
L'observatoire s'alarmait au sujet des conducteurs de motocyclettes sans permis, deux fois plus impliqués dans les accidents corporels et trois fois plus dans les accidents mortels que les conducteurs de voiture. En revanche, les chercheurs concluaient au « caractère non aggravant de la conduite sans permis » chez les automobilistes quant à l'implication dans des accidents corporels ou mortels. « Ces conducteurs ne sont pas plus imprudents que les autres », estimait l'ONISR.
Un avis modérément partagé par les forces de l'ordre, car les personnes contrôlées sans permis de conduire sont le plus souvent arrêtées pour une autre infraction, notamment la conduite sous l'emprise de l'alcool ou le défaut d'assurance…
79000 conducteurs arrêtés sans permis
Reste qu'au-delà des statistiques difficiles à établir - on estime à 300 000 le nombre de personnes roulant sans permis et en 2009, environ 79 000 conducteurs sans permis ont été arrêtés - il reste à décrypter les raisons qui poussent aujourd'hui à prendre le risque de rouler sans permis et parfois à le revendiquer.
Source : ladepeche.fr

En aucun cas En aucun cas, je pense qu’ils n’ont aucun pouvoir de dissuasion sur la vitesse excessive des gens. Un fou du volant, comme il y en a de plus en plus, pense à ralentir au niveau du radar, mais accélère de plus belle après. Ces instruments sont sûrement justifiés dans les caisses de l’Etat, mais ne font pas baisser le nombre d’accidents.
Me Xavier MORIN est avocat au Barreau de Paris, il retrace avec nous le parcours d'un dossier de type 48SI. Son client a pu récupérer son permis à points avec un solde de 12 points. Vous pouvez consulter la décision afin de vous renseigner sur les éléments qui motivent le Tribunal à annuler les retraits de points.
Pour justifier son état, il expliquera s'être séparé de sa compagne et avoir des moments de déprime lorsqu'il se retrouve seul. Pourtant,déclare la présidente vous n'étiez pas seul puisque votre fille était dans la voiture. Vous rendez vous compte du danger auquel vous l'avez exposé ?. Le prévenu l'admet : Oui, mais j'étais très prudent.